Chroniques littéraires·Les articles de Lisa

L’été des Lucioles de Gilles Paris

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Du haut de ses ne51Oo6IOSFQL._SX339_BO1,204,203,200_uf ans, Victor a quelques certitudes : c’est parce que François, son père, n’ouvre pas son courrier qui s’amoncelle dans un placard que ses parents ne vivent plus ensemble ; c’est parce que Claire et Pilar, ses mamans, adorent regarder des mélos tout en mangeant du pop-corn qu’elles sont heureuses ensemble. Et c’est parce que les adultes n’aiment pas descendre les poubelles au local peint en vert qu’il a rencontré son meilleur ami Gaspard.

En vacances à la résidence du Grand Hôtel du Cap-Martin, Victor partira à l’aventure sur l’étroit chemin des douaniers qui surplombe la côte en compagnie de Gaspard. L’été sera placé sous le signe de l’étrange avec une invasion de lucioles, des pluies sèches et des orages aussi soudains que violents. En guidant les garçons jusqu’aux passages secrets menant aux villas qui bordent le rivage, papillons, baronne et jumeaux feront bien plus que de leur ouvrir la porte des jardins enchantés.

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Je me suis tout de suite attachée aux personnages, surtout Viktor, qui a neuf ans et qui nous raconte l’histoire de l’été des lucioles, son copain Gaspard qui connaît plein de choses grâce à ses grands frères, sa sœur, qui cherche «  le bon » , sa maman qui a toujours un livre à la main même au petit déjeuner, sa deuxième maman, Pilar, qui peint des paysages et des grandes maisons, son père qui ne veut pas grandir, la baronne, la concierge, sa petite fée, etc, etc.
Les personnages sont vraiment tous très touchants et très attachants, par contre je n’ai pas du tout accroché avec l’histoire, pourtant j’avais adoré l’autobiographie d’une courgette, mais là , je ne sais pas, je n’ai pas trouvé l’intrigue intéressante, en fait, je n’ai pas trouvé d’intrigue, rien de bien passionnant si ce n’est la vision de la vie d’un enfant de 9 ans très très attachant. Malgré ça, il y a plein de passage trop adorable à ne pas louper.

Donc voici quelques extraits de ce petit livre attachant mais pas de coup de cœur pour moi cette fois-ci.

Extraits

«  Amoureuse, ça veut dire que le cœur s’affole pour une autre personne et que tout le sang monte à la tête. C’est Alicia qui le dit. Le reste du temps, le coeur bat lentement, et personne ne l’entend. »

«  Maman est libraire. Elle écrit des petits mots tout en fluo pour les livres qu’elle a aimés, un post-it jaune qu’elle colle sur la couverture pour attirer le regard du client. Maman tient aussi un blog où elle raconte l’histoire des livres, avec le prix, le nombre de pages et un mot pour les définir. C’est souvent « humain » ou « passionnant ». Et elle annonce, un mois avant, les signatures des écrivains qu’elle va chercher à la gare tous les samedis. C’est simple, maman lit tout le temps, sauf sous la douche ou quand elle dort. Comme elle en lit plusieurs en même temps, il y a au sol, du côté de son lit, des piles de livres d’où s’échappent les marque-pages de sa librairie »

«  Grandir.
Un drôle de verbe.
A part les nains, tout le monde peut grandir en taille. ça, c’est ce que l’oeil voit. Mais grandir à l’intérieur, c’est plus compliqué. »

«  Elle dit qu’on ne doit se rappeler que des belles choses dans la vie. Tout le reste doit être enterré si profond qu’on ne doit plus savoir où la mémoire l’a rangé. »

«  Lire, c’est un refuge pour se cacher des autres. Moi, tous ces mots me donnent parfois le tournis. Et j’ai trop peur de tomber à l’intérieur de ces pages qui racontent souvent le malheur du monde. »

«  La vie sans magie, c’est juste la vie. »

«  Je me demande ce qu’aurait été la vie de maman sans les livres. Je crois que toutes ces belles histoires l’empêchent de penser trop à papa qu’elle aime encore. À moins que mon papa se confonde avec celui du roman. Elle vit toutes ces vies comme les siennes, traversant les siècles et les pays, en suivant des yeux cette encre noire qui fait battre son coeur et parfois la fait sangloter. Moi, je pleure quand je tombe de vélo. Un vrai bobo qui se voit, lui, avec mercurochrome et sparadrap.
Maman verse une larme pour un personnage qui n’existe pas, sauf dans la tête d’un écrivain. »

Lisa - copie


n’oubliez pas les pingouins magiques qui se cachent au détour des articles … Capture d’écran 2015-11-05 à 20.50.43 Celui ci à plutôt l’air d’un pingouin malade.

Mais c’est pas grave. L’important c’est qu’il soit lààà

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3 réflexions au sujet de « L’été des Lucioles de Gilles Paris »

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