Chroniques littéraires·Historique·Les articles de Lisa

Madame Hemingway De Paul McLain

Résumé

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Chicago, octobre 1920. Dans la ville qui vibre sur les derniers airs de jazz de la Nouvelle Orléans, la douce Hadley Richardson rencontre un garçon de vingt ans, grand et svelte, cheveux noirs et yeux noisette, avec, sur la joue droite, une fossette irrésistible. Il s’appelle Ernest Hemingway et méduse l’assistance avec ses récits sur la Grande guerre dont il est rentré blessé à la jambe pour avoir tenté de sauver des vies en Italie. Hadley qui ignore tout du jazz mais joue Rachmaninov avec passion succombe à l’air bravache et aux regards de braise du jeune homme. Elle a vingt-huit ans.
Mariés en un éclair, follement amoureux, les Hemingway embarquent le 8 décembre 1921 à bord du Leopoldina pour Paris la trépidante où ils se retrouvent vite au coeur d’une « génération perdue » d’écrivains expatriés qui compte déjà Gertrude Stein, Ezra Pound, James Joyce, F. Scott et Zelda Fitzgerald…

La chronique de Lisa.

Ernest Hemingway, né en 1899 a eu 4 femmes.  » Madame Hemingway » raconte la vie de sa première épouse, Hadley Richardson, devenue très vite Hadley Hemingway. J’aime beaucoup les biographies de  » femme de », de ce fait, j’ai tout de suite été happée par l’histoire d’Hadley. Comme cela doit être dur d’être une femme d’artiste, surtout celle d’Ernest Hemingway et son esprit torturé. Mais ne dit-on pas que les esprits les plus torturés sont les meilleurs auteurs ? On se demande quand même dans cette oeuvre, qui est le héros du livre, Hadley ou Ernest ? Puisque le livre commence à leur rencontre  et se termine au moment de leur divorce.

« Je n’avais jamais rencontré quelqu’un d’aussi vibrant et plein de vie. C’était de la lumière en mouvement. Il n’arrêtait pas de bouger – ou de penser, ou de rêver, semblait-il. »

Le livre est écrit à la première personne, comme son journal imaginaire, Hadley nous emporte avec elle dans le Paris insouciant des années 20  avec ses femmes qui ont des jupes de plus en plus courtes, ses cafés, ses artistes, son alcool qui coule à flot.

« Personne, en réalité, ne semblait pouvoir retenir quiconque. C’était l’époque qui voulait ça. Nous étions en train de nous libérer pour vivre à fond une jeunesse pleine de promesses et d’airs de jazz. »

L’histoire en elle même est très touchante, criante de vérité. Entre Hadley et Ernest c’est un amour fort et profond qui se crée grâce à l’admiration réciproque qu’ils se portent. Jusqu’à la fin, Ernest dira que Hadley était trop bien pour elle. Mais Hadley soucieuse du succès de son mari, se sacrifie pour laisser toute la place à son mari, elle comprend vite que pour garder son mari elle ne doit pas rivaliser avec son travail. Elle lui donne tout son soutien et se laisse elle-même dépérir.

– Tu te sacrifies pour sa carrière. Et pour finir, qu’est-ce que tu en tires ?
– La satisfaction de savoir qu’il n’y arriverait pas sans moi.

En bref,  » Madame Hemingway » est un beau livre, touchant et émouvant où tout y est ; amour, haine, insouciance des années 20, infidélités, alcool et poésie. On s’attache beaucoup à cette Hadley toute douce et pleine de bons sentiments même si elle parait bien effacée à côté du torturé Ernest Hemingway.  L’histoire est très intéressante et bien documentée qui fait apparemment écho au texte d’Hemingway  » Paris est une fête » que je vais m’empresser d’aller découvrir.

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