La Trilogie du Samedi

La trilogie du samedi : Épisode 6

Les animés de comics des années 90.

Alors que le genre super héroïque cartonne à outrance et pour certains jusqu’à l’écoeurement au cinéma, alors que ce genre n’est plus un marché de niche mais un véritable pan assumé de la pop culture actuellement; il est temps pour moi de me remémorer l’époque où il était honteux de lire des comics. L’époque où lire un amazing Spider-Man ou un uncanny X-men nous fermait définitivement les portes de la coolitude…

Et oui, dans les années 90, je lisais beaucoup de comics et ce n’était pas accepté comme maintenant. Et il n’y a pas que les BD qui m’ont permis d’aimer ce genre mais aussi des dessins animés typiques des années 90, désormais cultes pour moi ainsi que pour beaucoup d’autres.

Flashback.

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SPIDER-MAN THE ANIMATED SERIES

Démarrée en 1994, cette série animée de 5 saisons est ce qu’il se fait de mieux en animation pour Spider-Man par rapport au respect du comics originel. Oubliez les films, les jeux vidéo où autres animés plus récents (lamentables) celui-ci est juste parfait. On met l’accent autant sur le super héros que sur les problèmes du jeune Peter Parker étudiant, du Peter Parker photographe ou du Peter Parker déchiré entre sa Mary-Jane et la Chatte noire.Bref, on développe le héros comme dans la bande dessinée et on s ‘attarde autant sur lui que sur son alter égo costumé. Couillu car l’animé s’adresse à un public de jeunes garçons avides d’action. On met assis l’accent sur les ennemis qui ne sont pas de simples faire-valoirs du héros mais qui ont chacun été développé et travaillé avec autant de soins que notre protagoniste principal. Un peu comme dans un film de cinéma. Les intrigues prennent le temps de se développer et de réapparaitre des épisodes plus tard…bref, les jeune fans de l’homme araignée ne sont pas pris pour des idiots et ça fait plaisir. Un animé véritablement respectueux de la version papier qui, cerise sur le gâteau, nous présente un Venom très réussi (et pas l’immonde perso ridicule du film Spider-Man 3…). Une réussite et un plaisir à revoir 20 ans après.

X-MEN THE ANIMATED SERIES

Encore plus fort et plus loin que Spider-Man, X-men (démarrée en 1992 pour 5 saisons) se veut encore plus respectueuse de la bande dessinée. Mais à un point! Ici, Magnéto, Apocalypse, Longshot, Sinistre sont tous représentés tels que dans la BD avec un parcours personnel identique. Là, où, dans le monde du cinéma on a tendance à considérer le spectateur comme un idiot en voulant lui simplifier les trames scénaristiques de peur de le perdre; on a un animé qui n’hésite pas à exploiter ce qui fait le grand intérêt de la licence X-men sans détours. Les voyages dans le temps, dans l’espace ainsi que les dimensions parallèles. Considérant qu’un enfant de 10 ans pouvait parfaitement comprendre les voyages dans le temps s’ils étaient bien expliqués , les scénaristes n’ont pas hésité à suivre des sagas dites « complexes » et « matures » de la BD à la lettre. Le Phénix Noir, Mojo, Bishop et même Cable (que les studios sont tellement frileux à introduire au cinéma car son background est soi-disant trop complexe) sont tous introduits avec brio et sans prendre la jeunesse (nous à l’époque) pour des incultes incapables de piger les fractures de l’espace-temps ou tout un charabia spatio-temporel. Que c’était bon! Wolverine était petit, trapu, bourru et repoussant (pas le playboy du cinéma quoi), Gambit était Gambit, Jubilé et les autres personnages plus obscurs s’inséraient parfaitement aux autres membres de l’équipe.

Puis ce générique au riff imparable! Ah ramenez moi ces X-men et pas les tâcherons en combis noires qu’on se coltine depuis 15 ans sur grand écran!

BATMAN THE ANIMATED SERIES

Là, on touche à la perfection. Une série de 4 saisons démarrée en 1992 qui a eu un succès tel que marvel s’est lancée derrière avec les séries précitées en assumant d’être plus sombres, plus intelligentes et totalement respectueuses des comics. L’animé par lequel tout a commencé. Tout le monde se souvient de ce générique très esthétique sur la superbe musique de Danny Elfman. Ici, le chevalier noir est sublimé. Représenté à des enfants avec ses doutes et ses travers. Burton avec ses films Batman avait ouvert la voie à un Batman plus mature pour le grand public. Bruce Timm (le réalisateur et en grande partie scénariste de cette série) a sublimé cette idée pour un programme jeunesse. Il n’y a pas que Batman qui y est magnifié mais ses ennemis aussi. Le Joker est devenu instantanément culte avec cet animé l’affirmant comme un psychotique dérangé et Mark Hamill qui le doublait a pu relancer sa carrière suite au creux de la vague de l’après Star Wars devenant le doubleur attitré et incontestable du personnage.

C’est cet animé qui a créé Harley Quinn ( qui n’existait pas dans le comics). Elle a eu un tel succès qu’elle apparut par la suite dans la BD jusqu’au succès du personnage tel qu’on le connait actuellement dans Suicide Squad.

Cet animé a réhabilité des méchants considérés comme ridicules et has-been, disparus de la version papier depuis des années, grâce à une habile recréation de leurs origines. L’exemple le plus frappant est celui de Mister Freeze; personnage complètement abandonné pour le comics qui est devenu depuis un des ennemi favori du chevalier noir.

Chaque ennemi que ce soit l’épouvantail, le pingouin, le chapelier fou ou Clay Face était parfaitement représenté dans ce petit bijou d’animation. Ils étaient tous torturés, flippants…Gotham avait une âme. Une âme pourrie, viciée par le crime; et on pouvait le ressentir. Fort.

Je regardais religieusement chaque épisode enfant et je préférai les vilains. A n’en point douter.

On peut dire que cet animé captivant et révolutionnaire (à l’époque pour un jeune public) a défini l’image qu’à Batman dans l’imaginaire collectif.

Et voilà mes chers lecteurs. On peut dire que si même le poids des années ne rend pas justice à ces animés datant de plus de 20 ans; on ne peut nier que rien n’a été fait de plus respectueux et honnête depuis. Car à l’époque il semblerait que les personnes derrière les manettes étaient tout aussi passionnées que les personnes rivées devant leurs écrans…

Signature

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6 réflexions au sujet de « La trilogie du samedi : Épisode 6 »

  1. Tu me donnes envie de chercher les épisodes des X-Men pour voir s’ils étaient si bien que ça 🙂
    La version « X-Men de toutes générations tous ramenés au lycée et se comportant comme des crétins », ça ne m’avait pas emballé…

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