La Trilogie du Samedi

Trilogie du samedi : Épisode 7

Les frères Farrelly

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Qui n’a pas vu un seul des films de ces deux frangins à l’humour complètement débile et immature? Ils réalisent toujours de nos jours mais avec un succès et un talent bien moindre que durant leur grande époque; c’est à dire les années 90.

On va revenir sur trois classiques de ces réalisateurs 🙂

Dumb and Dumber.

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Leur premier film! Avec Jim Carrey et Jeff Daniels qui interprètent magnifiquement les imbéciles heureux. Le film ne paye pas de mine, a un scénario famélique gonflé aux grosses ficelles mais cette farce innocente fonctionne à merveille. C’est surtout grâce au talent des deux acteurs que cet étalage assumé de mauvais goût a aussi bien roulé. On a tous une scène en tête dans laquelle Jim Carrey grimaçant finit de rendre dingue un autre protagoniste par sa stupidité. Pour moi c’est celle dans la voiture-chien lorsque nos deux nigauds chantent « il était un petit navire » et qu’ils essayent de faire le bruit le plus agaçant du monde…Ce monceau de débilité fut assez dézingué par les critiques; sa subtilité n’aidant pas à le faire reconnaitre comme un grand film c’est certain. Mais qu’importe puisque la connerie et la bêtise auront eu raison de la connivence des critiques et le film a réussi à s’installer dans bien des mémoires d’enfants amateurs de blagues en dessous de la ceinture 🙂

A noter, que le film a eu une suite dernièrement, toujours pas les mêmes réalisateurs, suite anecdotique sans grand intérêt ayant malheureusement perdu de son Modjo. Talent comique ayant vraisemblablement disparu chez les deux acteurs principaux aussi, usés très certainement. Triste.

Mary à tout prix (There’s something about Mary).

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Leur plus grand succès! Avec Cameron Diaz et Ben Stiller. Eux aussi, au sommet de leur talent comique pour ce film. Toujours un humour décérébré au service d’une rocambolesque histoire d’amour. Scènes cultes au rendez vous et personnages de losers pathétiques qui s’enchainent et s’évertuent à tenter de séduire Mary.

En plus de continuer dans l’humour bas de plafond, les frères Farrelly nous gratifient de moments mignons pleins de tendresse. Avec un bon petit message sur la véracité du sentiment amoureux (en fait; malgré les niveaux bas du front de leurs films, ils y insèrent à chaque fois une morale sous jacente).

Matt Dillon y est aussi remarquable dans le rôle du détective ultra beauf. Un personnage d’anthologie!

Ce film a enfin une narration correcte pour un de leur film; narration mise au service de la lubricité et du politiquement incorrect.

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A noter que ce film était vu comme leur chant du cygne puisque les frangins étaient persuadés de réaliser avec ce métrage leur dernier film. Leur film précédent « Kingpin » fut un tel échec qu’ils ont décidé avec Mary à tout prix d’écrire le film le plus irrévérencieux qu’ils pouvaient avant de quitter le milieu. Ce fut un succès. Et donc, loin d’être leur dernier film.

Fous d’Irène (Me, Myself and Irene).

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Retour de Jim Carrey avec les deux compères accompagné de Renée Zellweger pour une nouvelle histoire d’amour sur fond de schizophrénie. Encore un scénario qui donne à Jim Carrey les coudées libres pour enchainer grimaces et singeries. Sa double personnalité lui permet les plus folles interprétations déjantées. Il est hilarant lorsqu’il joue le policier qui refoule ses émotions et aussi lorsqu’il part complètement en vrille. Le comique étant toujours d’un mauvais goût caractérisé dans ce film. On se moque des obèses (les 3 enfants noirs hilarants de Jim Carrey), des albinos (excellent Blanche Neige/Casper), des nains (oups, excusez, personnes de petite taille)…bref, le film ne se donne encore une fois aucune limite au grand dam des bien pensants. Et que c’est jouissif au final!


Voilà; ce fut une rapide rétrospective sur deux grands malades, certes pas de grands réalisateurs responsables de superbes chef-d’oeuvres du cinéma, mais des réals qui ont comptés pour moi et certainement pour pas mal d’entre vous car leur généreuse stupidité a su nous toucher et bercer notre adolescence où on ne se prenait pas la tête à savoir si telle ou telle chose était racontable 😉

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