La Trilogie du Samedi·Musique

LA TRILOGIE DU SAMEDI-EPISODE 10

LE PUNK DES ANNEES 90

Qui ne se souvient pas durant ses années collège ou lycée d’avoir entendu ces mélodies rythmées de guitare qui donnaient envie de faire du skate-board, de s’amuser entre potes et de ne rien prendre au sérieux?

Les années 90 ont révélé des groupes de musique punk bien loin du véritable punk de base qui a émergé au Royaume-Uni. Des groupes aux mélodies simplistes, à la rythmique très calibrée radio mais qui ont su toucher une génération entière par leur fraîcheur, leur fun et leur générosité balourde d’ado qui se fiche de tout et cherche juste à déconner.

Cette mouvance est apparue soudainement entraînant dans son sillage plein de nouveaux groupes par la suite. Un succès retentissant et fulgurant qui s’est très vite mordu la queue puisque ces groupes ont assez vite cherchés à intellectualiser leur musique. Les critiques négatives (et justifiées) sur leur travail ainsi que sur la vacuité de leurs textes les ont poussé à vouloir être pris au sérieux. Malheureusement pour eux, le souffle punk adolescent et décérébré qui ressortait de leurs compositions disparut avec cette recherche de crédibilité. Au grand dam de personnes qui, comme moi, ne les écoutait que pour se détendre et avoir une rythmique pas prise de tête et entraînante dans les oreilles quand le besoin s’en faisait sentir.

On va revenir sur trois groupes emblématiques de ce style. Les premiers à avoir cartonné chez nous et à avoir propagés ce style dans nos petite têtes.

THE OFFSPRING

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Certainement le plus connu des trois et le plus respecté aussi. Toujours en activité aujourd’hui; leur musique déferla chez nous tel un raz de marée grâce aux singles issus des albums Smash et Americana. Ils continuent toujours de tourner et de produire de la musique. Leur dernier album en date »Days go by » datant de 2012.

Ils ont pris un coup de vieux mais restent toujours aussi festifs sur scène (j’ai eu la chance de les voir à Amnéville et c’était chaud bouillant dans la fosse). Noodles, leur guitariste, reste le même avec son look geek clopeur et buveur de bières sur scène. Musicalement, ils ont perdu du panache ainsi que l’esprit punk de leurs grands albums même si l’on trouve encore quelques honnêtes morceaux bien entrainants et entêtants sur leurs derniers CD.

Le groupe semble en stand-by pour le moment. Noodles ayant annoncé il y a peu envisager de bosser avec un second groupe car il trouve que The Offspring met trop de temps à créer de la musique…triste.

BLINK 182

Tout le monde se souvient des accords ultra simplistes et ultra faciles à apprendre lorsque l’on débute à la guitare de morceaux comme « what’s my age again », « all the small things » ou encore « the Adam song ». On s’en souvient aussi comme des singles très efficaces et populaires. Blink c’était ça. De la simplicité au rythme d’une mélodie fun imparable.

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Du moins jusqu’en 2003 avec un album éponyme qui se voulait plus mature et qui fit donc un peu se perdre la fan base du groupe. Blink semblait chercher la reconnaissance de ses pairs. Puis ce fut la séparation…Encore aujourd’hui il ne reste plus que 2 membres du trio emblématique. Malgré une reformation en 2008 (suite au crash d’un avion privé dans lequel se trouvait Travis Barker, le batteur. Il en sortit terriblement brûlé sur une grande partie du corps. Crash qui causera tout de même la mort de 4 personnes.), les mésententes ont coupé court à cette volonté de faire à nouveau de la musique ensemble pour nos 3 hurluberlus. Tom Delonge, le guitariste, quitte définitivement le groupe et décide de se consacrer entièrement à Angels and Airwaves, son autre groupe.

Leur dernier album, sorti cette année « California » n’est que l’ombre de ce qu’était Blink 182. On a affaire à un best-of sans intérêt mixant tout ce qui fait la recette du groupe. Dénué d’âme, ce nouvel opus devient vite oubliable; bien loin des délires et des succès des grands « Enema of the State » ou « Take off your pants and jacket ».

GREEN DAY

Révélé avec l’album Dookie en 1994 et le surpuissant single « Basket Case », Green Day devint directement le symbole de cette mouvance « punk californien » qui allait arriver tel un raz de marée.

Le groupe continua de faire régulièrement des albums par la suite puis vécut un regain de popularité en 2004 avec l’album « American Idiot ». Album où le punk était finalement très peu présent si ce n’est sur le morceau titre. Arriva alors une énorme célébrité mondiale pour le groupe qui inonda les radios de ces singles.

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UNITED KINGDOM – JANUARY 01: Photo of Billie Joe ARMSTRONG and GREEN DAY and Tre COOL and Mike DIRNT; L-R. Mike Dirnt, Billie Joe Armstrong, Tre Cool (Photo by Nigel Crane/Redferns)

Ce fut leur dernier opus potable.

Leur carrière a sombré par la suite dans un néant créatif. Artistiquement éteints, ils ont poursuivi avec l’insipide « 21st century breakdown » et l’odieuse trilogie « Uno », « Dos » et « Tré »…

Ajoutez à cela des problèmes de drogue et d’alcool rendant ingérable Billie Joe, leur leader, et vous obtenez un groupe au bord de l’extinction.

Cette année ils sortent un nouvel album intitulé « Revolution Radio » dont je n’attends plus rien malheureusement. Le groupe se doit de redorer son blason avec ce nouvel effort. Il y a urgence.


Et voilà. J’aurai pu vous parler d’autres groupes tels que Good Charlotte(plus opportunistes), SUM 41(plus canadiens lol) ou encore de NOFX (précurseurs mais plus confidentiels)mais j’ai préféré me limiter à ces 3 groupes  qui je le pense sont assez emblématiques du mouvement et aussi assez évocateurs pour le plus grand nombre.

Cela me ramène des années en arrière à une époque d’insouciance. Et c’est toujours avec nostalgie ainsi qu’avec une pointe de bienveillance que je me replonge dans leur musique. Peut-être en est-il de même pour vous.

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12 réflexions au sujet de « LA TRILOGIE DU SAMEDI-EPISODE 10 »

  1. A croire que le punk, qu’il soit issu des années 70 au Royaume-Uni ou dans les années 80-90 aux États-Unis, qu’il naisse d’un mouvement de révolte ou de l’envie de tout envoyer chier exprimant une crise d’adolescence tardive est destiné à disparaître aussi vite qu’il est apparu à moins de persister et de ne devenir que l’ombre de lui même…

    Ne dit on pourtant pas  » Punk’s not dead  » !? ^^

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    1. Tu vas trop loin pour moi dans l’analyse jeune homme. Hormis Offspring (à leurs débuts) et un peu Green Day ; ce n’est même pas du punk à mes yeux ce que font ces joyeux drilles. Dans le sens noble du terme Punk je parle. après tout se meurt, tout se recycle, tout devient commercial….

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  2. C’est vrai que tous ces groupes sont devenus lisses ou ont eu du mal à survivre – même si pour moi GreenDay (mon préféré même si j’aime beaucoup aussi Offspring, le reste ça dépend) a mieux résisté (mais ce n’est plus du punk).

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