La Trilogie du Samedi

Trilogie du samedi : Épisode 17

Et oui, on se rebelle aujourd’hui , en vous proposant la trilogie du samedi un dimanche muahah !  Et pas n’importe quelle trilogie ! Mais je laisse la parole à Alex ça sera plus simple 😉

Lisa.


LA TRILOGIE AUSTIN POWERS

Etant dans une période nostalgique, je me suis remémoré les comédies qui ont pu bercer ma tendre adolescence et me suis souvenu de la saga Austin Powers. Tiens donc, et si je me les matais à nouveau? Après tant d’années.
Et du coup, puisque c’est une trilogie, autant vous en parler; non?
Ce sera donc à la fois une trilogie rétrospective mais aussi des critiques plus construites de ces trois films.
AUSTIN POWERS 1
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Premier film sur le personnage agent secret au physique repoussant mais qui fait pourtant se pâmer les femmes du monde entier. Ce personnage issu de l’imagination de Mike Myers (lui-même issu de l’émission saturday Night Live) était calibré pour apparaître dans des comédies bien lourdaudes et faisant la part belle aux parodies.
Après le succès au cinéma pour le trublion canadien à travers son personnage de Wayne pour les films Wayne’s World; revoilà ce cher dégénéré de retour pour le scénario d’un film qui se veut la parodie grinçante des films James Bond.
Austin Powers, donc, est un agent secret des années 60 qui se fait cryogéniser après que son ennemi de toujours ait fui dans l’espace se cryogénisant aussi (vous la sentez venir l’histoire ultra débile?). En 1997, patatras, le terrible docteur Denfer (docteur Evil dans la VO, préférez la VO, franchement!) sort de sa cryogénie et le seul moyen logique et efficace (ben voyons) de l’arrêter et de décryogéniser Mister Powers.
S’en suivront des aventures rocambolesques toutes plus débiles les unes que les autres.
Le film n’est pas désagréable à regarder, l’humour ne vole certes pas très haut mais j’avoue avoir plusieurs fois ri de bon cœur. Les interludes entre les scènes évoquant l’ambiance sixties sont très sympa et on sent que Myers est très investi dans son/ses personnage(s). Ajoutez à cela des seconds rôles marquants et drôles: Frau Farbissina (la nazie criarde), Numéro 2 (le bras droit souffre douleur du méchant) et Scott (le fils mal aimé du méchant papounet docteur Denfer) et l’on passe un moment assurément agréable devant ce petit divertissement.
Du moins j’en passais un à mes 12-15 ans.
Car oui, les années passant, la magie opère moins sur moi. Oui, je rie toujours. Mais moins qu’à l’accoutumée. La faute à un humour bien souvent trop lourd et orienté pipi-caca-prout-nichons…je n’ai rien contre ce genre d’humour (je suis très bon public quand il s’agit de comédies et sait apprécier tous les genres qui en sont issus) mais là ce n’est vraiment pas assez subtile t beaucoup trop redondant. De plus, et c’est plutôt très gênant pour le film, j’ai trouvé le personnage d’Austin Powers très vite agaçant et d’un ennui insondable. A part faire ses mimiques débiles quand il voit une fille et draguer puis frimer comme un blaireau, il ne fait pas grand chose. Je trouve Mike Myers vraiment meilleur dans le rôle du docteur Denfer, où il en fait aussi des caisses énormes, mais est bien plus hilarant (pour ceux qui débarquent et ne connaissent pas du tout la saga, Myers se grime en plusieurs personnages pour ses films). Les meilleurs gags tournent autour de ce méchant pathétique et maladroit. Rien que le running gag de son fauteuil qu’il n’arrive pas à gérer est bien meilleur que toutes les apparitions de Powers qui nous les gonfle avec son agrandisseur de pénis –‘
Une comédie qui se laisse regarder mais rien de mirobolant. Et pourtant, le succès fut assez au rendez-vous pour envisager une suite.
AUSTIN POWERS: L’ESPION QUI M’A TIREE (THE SPY WHO SHAGGED ME)
J’avais comme souvenir le fait que le second volet de cette saga était le meilleur film des trois. Et des années bien plus tard, je pense que c’est toujours le cas. Marrant, car je continue toujours de penser aussi que Wayne’s World 2 est bien supérieur au premier.
Anyway, je trouve ce second volet des itérations du sexy Austin meilleur malgré un humour toujours aussi peu subtil et toujours plus porté sur le sexe et le scato. La lourdeur est toujours de mise. Et en plus c’était mal parti pour que je préfère ce film car les deux ajouts majeurs au casting sont carrément nuls et insupportables.
Mini-moi (le clone au 1/8ème du docteur Denfer) ne fait que d’émettre des bruits et n’est là que pour se moquer des nains. C’est vraiment navrant et lamentable je trouve dès qu’ils essayent de faire rire avec lui. La palme revenant à la scène stupide où on le voit essayer de s’accoupler avec un le « giga laser »…
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L’autre nouveauté de ce film c’est le personnage de Gras Double (joué par Myers, qui joue 3 personnages pour ce film) qui est, je me le demande, sûrement encore plus inutile et aussi peu drôle que Mini-moi. Après s’être moqué des nains (comment? ah oui pardon, on dit « personnes de petite taille »…foutue société hypocrite) on se moque désormais des gros (quoi? ah oui, pardon again, des personnes en « surpoids »…comment que je hais ce monde!) en enchainant avec lui les scènes où il bouffe comme un porc, pète et écœure son monde. Subtil je vous disais. Puis son délire comme quoi il mange des bébés…bref, passons sur ce personnage qui ferait passer le professeur Foldingue pour un manifeste du bon goût et allons plutôt voir ce qui est réussi dans ce film.
Toujours, les parodies de films sont malines et nous arrachent un sourire. Ici, avec les voyages dans le temps au centre de l’intrigue, on reconnaîtra aisément des pastiches de Retour vers le Futur mais aussi Star Wars et Stargate en plus des habituelles références à James Bond.
Les méchants sont toujours aussi délicieusement interprétés et drôles tandis que notre agent secret de sa majesté est un peu plus supportable. Certainement car il se montre plus humain et frime moins qu’à l’accoutumée, désespéré d’avoir perdu son précieux Modjo (comprenez par là son incommensurable sex-appeal).
Des caméos sympathiques sont disséminés durant tout le film; Will Ferell, Jerry Springer, Woody Harrelson, Elvis Costello…
Bref, dans ce film, la formule Austin Powers a été améliorée, se veut plus maîtrisée et plus poussée. Ce qui nous donne donc plus de scènes ingénieuses et irrévérencieuses mais malheureusement aussi une bonne dose de scato en plus comme évoqué précédemment.
Vous remarquerez que je n’évoque pas le personnage féminin, comme pour le premier film, car ces personnages se résument à des potiches écervelées anecdotiques dont la carrosserie à l’image est le seul intérêt.
Avec ce deuxième film, il semble que le tour de la question Austin Powers ait été exploré en long, en large et en travers. Et remettre le couvert risquerait d’être indigeste tant ce plat ci était assez copieux.
Mais non, en 2003, Myers sera de retour pour mettre un terme à cette trilogie.
AUSTIN POWERS DANS GOLDMEMEBER
Et voilà. Le film de trop. Si, déjà, la saga ne volait pas très haut; avec ce film ci on touche le fond.
Myers y interprète un nouveau personnage en la personne de Goldmember, la nouvelle Némésis d’Austin Powers.
Méchant raté, aux relents misogynes et crétins insupportables. Pas même drôle pour un sou. Toujours très porté sur le cul (avec le nom du méchant vous aurez tout compris) et sur le scato, ce film s’enfonce dans les limbes du mauvais goût. L’humour bas de plafond atteint ici des sommets de lourdeur (ô la belle antithèse que je viens de faire!).
Encore du Mini-moi et encore PLUS de gras Double histoire de bien nous faire haïr ce personnage aussi subtil q’un Trump dans son accession au pouvoir…
Ajoutez à cela un personnage féminin incarné par Beyoncé qui joue encore plus mal qu’à l’accoutumée puant l’opportunisme commercial. Il en va de même pour les caméos encore plus nombreux que dans les films précédents (Tom Cruise, Danny DeVito, Gwyneth Paltrow, John Travolta, Kevin Spacey…) servant à masquer l’indigence du scénario et vous obtenez un bel étron qui frise le foutage de gueule.
Basic CMYK
Seule lueur au milieu de ce marasme ambiant, le personnage du père d’Austin Powers (incarné par l’excellent Michael Caine) qui joue avec malice un dandy anglais séducteur et exaspérant son fiston.
Si ce n’est la parodie efficace du silence des agneaux, le reste ronronne trop tranquillement pour me faire sourciller. C’est lourd, c’est pataud, c’est navrant!
Et oui, ce dernier film n’arrive même plus à me faire rire (bon une fois ou deux, allez) tant les ficelles sont usées. Cet humour a ses limites quand il n’y a pas de message derrière et là; cette juxtaposition sans intérêt de débilités faisant écho à des classiques du cinéma s’est avérée trop indigeste pour moi.
Le pire film de la trilogie je pense et même pas un film correct en fait. Si les deux premiers arrivaient à s’en tirer tant bien que mal, celui-ci ne sort même pas la tête de l’eau.

En conclusion, je ne peux que constater que ce qui me faisait rire durant ma jeunesse ne me fait désormais plus tellement rire. Serais je devenu le vieux con que je redoutai tant de devenir? Ou aurais je enfin ouvert les yeux sur ce qu’est ce monceau d’humour navrant mal filmé et mal monté? Certainement un peu des deux.
Je pense aussi que ce genre d’humour de nos jours passerait moins bien et que cet humour a mal vieilli.
Même si l’on continue de rire des nains, des gros, des étrangers et autres de nos jours, c’est plus subtil, plus fin, plus nuancé et bien moins direct que pour cette saga.
Tout cela a assez mal vieilli et s’adresse je pense directement à un public de jeunes ados. A bien y réfléchir, ce n’est même pas irrévérencieux mais juste crétin. Alors crétin pour crétin, je préfère regarder South park ou Les Simpsons qui ont bien souvent un message à faire passer et un travail plus conséquent dans la construction de leurs intrigues.
Je ne me remémorerai plus à présent cette saga comme un souvenir drôle. Restent deux films moyens acceptables et un film raté.
Dur retour à la réalité pour moi.
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7 réflexions au sujet de « Trilogie du samedi : Épisode 17 »

  1. Tiens moi aussi je me suis revisionné cette saga. En anglais évidemment. Team VO 😉.
    Bien d’accord avec toi, ça n’a pas forcément bien vieillit et l’humour est bien bien lourd.
    J’ai effectivement moins ri que la première fois que je les ai vus…
    Certes ça reste regardable mais en effet, j’me suis demandé si j’devenais une vieille peau sans humour ! 😅

    Aimé par 1 personne

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