La Trilogie du Samedi

Trilogie du Samedi : Épisode 28

Trilogie Evil Dead

Coucou à toutes et tous! Today, je vais vous parler d’un monument de la comédie-horrifique, maintes fois cité, copié mais que très rarement égalé; j’ai nommé l’étrange et funky saga Evil dead!!!
Avec le sémillant Sam Raimi à la réalisation qui est aujourd’hui mondialement connu pour avoir réalisé la trilogie Spider-Man, Evil Dead est un véritable chef d’oeuvre d’un vrai dingue passionné de cinéma. Une ambition ainsi qu’une générosité qui ont su toucher le public.
28-trilogie

EVIL DEAD (1981)

Sam Raimi est un petit jeunot d’à peine 20 ans lorsqu’il se lance dans la grande aventure Evil Dead. Déjà très ambitieux pour son premier long métrage, il tourne un court métrage pour la promo de son projet de film uniquement pour lever des fonds afin de réaliser son rêve. Et c’est avec un budget famélique dans les 300 000 dollars (oui, oui, c’est peu pour un film) qu’il se lance empli d’une générosité et d’une motivation à toutes épreuves.
Et c’est le succès!
Le film ne démarre pas très fort mais le bouche à oreilles permet de lui donner un succès d’estime et de remplir les salles. Le film est amplement remboursé. Raimi a su effrayer le public malgré un budget maigre et une réalisation fauchée. Fourmillant de bonnes idées, imprégné d’une ambiance lugubre; le film est pour l’époque une véritable révolution horrifique. Exagérant les quantités d’hémoglobines et usant d’images plutôt cradingues de corps qui se décomposent, pourrissent ou je ne sais quoi; l’insoutenable (pour 1981 hein, remettons les choses dans leur contexte) se déroule devant les yeux d’un spectateur étonné de la puissance évocatrice d’un tel film alors qu’il paraît évident que les effets spéciaux sont du bricolage d’amateur.
Et oui, ce qui fait le charme du film c’est que justement il est fait de bric et de broc. On ressent derrière le réalisateur et ses comparses bataillant pour essayer de rendre crédible des effets qu’ils ont créé à partir de tout ce qu’ils ont pu trouver dans leur garage. Lorsque le cadavre de la petite amie du héros danse dans les bois, il est évident que c’est une marionnette guidée par un humain mais ce n’est pas grave. L’ambiance est là. Le tout est réussi et nous immerge dans cette histoire de fou.
Parlons en de l’histoire. Devenue un classique du genre depuis. Maintes fois copiée comme je le disais.
Ash (le héros) décide d’aller avec sa petite amie et d’autres amis passer un séjour de vacances dans un chalet perdu dans les bois. Dans ce chalet ils tombent sur un mystérieux livre appelé le Nécronomicon qu’ils décident malheureusement de lire. Le résultat sera qu’ils vont réveiller des forces maléfiques capables de prendre possession des humains.S’en suivra une tuerie joviale et viscérale entre tout ce petit monde 🙂
Usant de la shaky cam presque tout le long du film (un nouveau procédé à l’époque), Raimi se permet des plans ingénieux et des immersions dans la folie pertinents. C’est un kiff absolu fait de petits bouts de ficelles à regarder! Evidemment, dur de frissonner devant de nos jours mais le film est réellement imprégné d’un savoir faire incroyable. Il a un charme artisanal certain et promet un voyage passionnant dans la folie de son réalisateur.

EVIL DEAD 2 (1987)

Des années plus tard avec un budget rehaussé, le succès aidant ;), Raimi repart nous chroniquer les aventures d’Ash dans une nouvelle aventure dingue et encore plus folle. Suite pour certains, remake du premier pour d’autres avec plus de moyens; il n’empêche que ce nouveau film se trouve affublé d’un 2 annonciateur d’encore plus.
Et effectivement, il y en a de l’encore plus!
Pour ce film, le côté horrifique est certes encore au rendez-vous mais il est bien plus édulcoré par l’humour qui fait une arrivée en fanfare dans la saga. Raimi, dans ce film, commence à montrer ses influences cartoon dignes de Tex Avery. Influence, ou procédé, que l’on retrouvera dans chacune de ses réalisations suivantes. Que ce soit dans Spider-Man et surtout dans son dernier long métrage d’horreur très réussi appelé « Jusqu’en enfer ».
C’est là la marque du réalisateur. Le film mélange avec facétie l’horreur et le comique. On se marre franchement devant! Que ce soit avec la bêtise de son héros principal campé par un impeccable Bruce Campbell ou les scènes too-much puisant allègrement dans le dessin animé pour enfants. J’en veux pour preuve la main de Ash facétieuse qui fait un « fuck » à son maître ou la scène dans laquelle chaque meuble du chalet est pris d’un fou rire. C’est d’un absurde et d’un grotesque assumé mais que c’est fun!
Puis il y a encore plus d’exagération avec de l’hémoglobine à foison, de toutes les couleurs en plus. L’absurde, le délire et le fun n’ont plus de limites dans ce film. Le réalisateur revisite totalement le postulat de départ du premier film. Le second film se déroule quasiment à l’identique mais avec cette fois toutes les idées loufoques ou gores que Raimi pouvait avoir dans sa tête. Totalement lâché, il nous gratifie de son film le plus parfait de par sa générosité, ses idées et son déroulement tel un grand huit déjanté survitaminé.

EVIL DEAD 3: L’ARMEE DES TENEBRES (1992)

Alors pour ce troisième opus, toute l’horreur présente dans les précédents films est totalement effacée. Ici, l’on fait juste place au délire et à l’humour cartonnesque encore plus poussé qu’auparavant.
On retrouve Ash (toujours aussi peureux, lâche et crétin; ce qui rend son personnage si attachant et si drôle pour la sphère geek) propulsé au moyen-âge suite au final du deuxième film. Il doit alors à nouveau affronter des forces démoniaques libérées par le Nécronomicon secondé par une armée de chevaliers bien branques et aussi, bien évidemment, tenter de regagner son époque.
Combat contre son propre corps, armée de squelettes ressuscités, sorte de monstres volants…Le film part dans tous les sens dans un grand guignol assumé. Bruce Campbell est toujours impeccable et totalement investi dans le personnage de Ash.
Ce qui fait la force de cette saga aussi, en plus de son humour décalé vivifiant, c’est que Sam Raimi continue contre vents et marées de faire des films semblant bricolés. Des films petits budgets.
Pourtant on est plus de 10 ans après le premier film. Il a fait ses preuves et avec les budgets qu’on lui octroie, il peut faire des films avec des effets bien plus crédibles. Mais non! Il conserve ce qui a fait le charme du premier film et continue de faire pour cette saga des films qui ont l’air totalement fauchés. Aucun effet spécial « moderne », uniquement du fait main avec trois bouts de ficelle. Et cela plaît aux fans!
Avec ce troisième film qui aura vraiment poussé le délire très loin (trop loin pour certains) , la boucle semble être bouclée et les aventures de l’inénarrable Ash semblent enfin se terminer. Quoique…

….Oui, car plus de 20 ans après on a pu voir surgir la suite des aventures de Ash grâce à la toute récente et très drôle série Ash vs Evil Dead. Toujours avec Bruce Campbell dans le rôle de Ash. Vieillissant (forcément) mais toujours aussi dingue et investi.
Un plaisir pour tout fan qui se respecte de se replonger dans cet univers horrifico-gore décalé.
Cette saga, qu’elle plaise ou non (car elle a de nombreux détracteurs), aura forcément marqué le cinéma de par son empreinte. Le personnage de Ash est devenu culte avec sa tronçonneuse vissée au bras. Et elle est souvent citée comme référence voire comme maître étalon par les réalisateurs qui s’essayent au genre. Un petit bijou d’outrance et de différence qui me donne envie de m’y replonger direct 🙂
A bientôt.
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2 réflexions au sujet de « Trilogie du Samedi : Épisode 28 »

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