Les Chroniques Littéraires D’alex #10

Nouveau roman de science fiction lu par votre hôte et encore une fois de K. Dick (décidément, on ne se refait pas!), ce roman au titre rébarbatif n’en est pas moins passionnant. Honteusement modifié en Blade Runner sur de nombreuses éditions suite au succès du film du même nom, cet ouvrage est pourtant une œuvre littéraire qui explore bien plus de choses que son adaptation cinématographique. D’ailleurs est-il question d’animaux électriques dans le film? Que nenni. Alors que c’est un élément essentiel du livre.

 

Loin de moi l’idée de descendre l’adaptation ciné qui est un excellent film par ailleurs mais force est de constater que le contenu littéraire est tout autre. On peut donc s’attaquer à ce livre et y découvrir énormément de choses même si l’on a déjà vu le film. D’ailleurs, sachez que la suite du film Blade Runner fait bien plus honneur à l’univers décrit dans le livre ainsi qu’aux questionnements philosophiques qu’il présente.
Là ou le film ne parle que du futur de l’humain, le livre interroge bien plus sur ce qu’est l’humain. Si dans le film, la métaphysique n’est qu’effleurée, elle est au cœur du livre. L’auteur ne travaille pas une science-fiction de la distraction ou de la prospection mais propose une science-fiction comme théâtre de ses questionnements et idées.

 

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Rick Deckard y est bien un chasseur de primes traquant des androïdes échappés de Mars sur une Terre désolée et radioactive fuie par de nombreux humains. L’essentiel est là, mais le reste diverge.
K. Dick nous questionne sans cesse sur ce qui fait de nous des humains à travers cette traque d’androïdes qui va amener Rick à se demander ce qui fait l’essence d’un individu. Toutes ses croyances vont être bousculées, le menant aux abords de la folie et remettant tout en question. Les androïdes sont-ils plus humains que nous? De quel droit pouvons-nous décider « d’extraire » des individus auxquels nous avons fourni une conscience d’eux mêmes? Beaucoup de questions sont soulevées donc et les réponses ne sont, comme toujours, pas apportées. A nous de nous faire notre propre idée de la chose.

 

Du coup, on en arrive à l’origine du titre. Dans un futur où les animaux ont quasiment disparus et dans lequel les rares encore en vie s’arrachent à prix d’or, les hommes se sont mis à commercialiser de faux animaux électriques ressemblant à s’y méprendre à des vrais. Ce commerce étant devenu une véritable obsession pour l’humanité. Posséder un animal; la panacée de tout individu de ce sombre futur. Alors si les hommes en rêvent jusqu’à l’obsession, est-ce que les androïdes en rêvent-ils aussi? A l’instar de leurs congénères humains? Un semblant de réponse sera apporté par le biais du personnage de Rachael, androïde dernier cri dont Rick s’éprendra.
Dans cette œuvre, à nouveau K. Dick nous livre une interprétation sombre du futur de l’humanité. Où nos obsessions nous perdent et où notre humanité s’échappe peu à peu. Encore un classique du maître de la SF d’anticipation qui va nous hanter et nous questionner encore longtemps. A lire et à méditer assurément.

 

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3 commentaires sur “Les Chroniques Littéraires D’alex #10

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  1. Un livre que j’avais vraiment beaucoup aimé et que j’avais lu avant de découvrir le film. Comme toi, j’ai trouvé que le livre était beaucoup plus profond que le film et on se retrouve sur de vraies questions comme ce qui fait l’humanité d’une personne. Je recommande aussi 🙂

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