10 # Les Chroniques d’Alex

CONFESSIONS D’UN BARJO de Philip K. Dick (1975)

 Et oui j’ai encore lu un livre de K. Dick histoire de faire original. Mais à ma grande surprise, moi qui ne connaissait pas du tout le contenu de cette œuvre, il s’agissait ici d’un roman de littérature classique et non de science fiction. L’auteur m’ayant habitué à un genre bien particulier (mon genre de prédilection), je fus très surpris voire même décontenancé de découvrir que j’avais affaire à une histoire classique.

Tant pis. J’avais le livre, autant continuer à le lire. Puis, de toute façon, je n’avais rien contre ce genre d’histoires.

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Malheureusement, la lecture devint vite un voyage au bout de l’ennui pour moi. le style de K. Dick ne s’adaptant pas beaucoup à raconter des choses de la vie quotidienne. Les 100 premières pages furent d’un ennui….Le temps de présenter les personnages, de contextualiser, faut l’avouer, c’était d’un chiant…Il n’y avait rien de passionnant dans cette banale histoire de couple qui part à la dérive sous les yeux d’un homme un peu benêt et fan de multiples théories du complot.

On suit dans le livre jack Isidore, homme un peu simplet et abonné aux idées les plus loufoques les unes que les autres, qui s’installe vivre chez sa sœur, Fay. Celle-ci est mariée et à deux petite filles. Son époux, Charley, la bat. Quant à elle, elle est insensible, dépensière et totalement manipulatrice. Bref, Jack va être le témoin bien malgré lui de la décomposition de l’image qu’il se faisait d’une famille modèle. Entre les tromperies et les tentatives de meurtre, il va en voir des vertes et des pas mûres. Lui, considéré depuis toujours comme un barjo va alors se demander si ce ne sont pas les autres qui sont barjos…

Voilà, une histoire toute simple et plutôt sombre autour d’un couple qui part en cacahuète commentée par un homme simple d’esprit. Rien de plus. Et rien de bien surprenant à la lecture du livre. C’est à se demander ce que l’auteur a pu penser qui nous intéresserait dans cette histoire! C’est vraiment pas prenant et l’on suit les turpitudes de tout ce petit monde en se disant qu’il va bien se passer quelque chose qui va emballer l’histoire mais non…Il n’en est rien. Il y a bien des évènements marquants ici et là mais ils ne contribuent pas à emballer le scénario de ce livre plutôt soporifique.

Le comble étant qu’il est parfois extrêmement rétrograde. Pour un auteur qui a su nous éblouir avec ses capacités d’anticipation futuristes, il est étonnant de constater que certaines lignes écrites piquent les yeux de par leur point de vue très peu féministe par exemple…Je ne sais si c’est une opinion de l’auteur ou si ce sont les personnages qui parlent mais toujours est-il que ça laisse un sale arrière goût.

Bref, une lecture qui n’a pas grand intérêt pour une histoire quelconque tellement mieux racontée ailleurs. Un roman oubliable que je ne vous conseille pas spécialement de lire. Rien d’intéressant dans cette lecture d’une platitude assez déconcertante.

Mes autres chroniques sont ici

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7 commentaires sur “10 # Les Chroniques d’Alex

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    1. Ouais je sais bien mais cela m’a rendu chafouin qu’un type visionnaire comme lui se contente de dresser des portraits de femmes en accord avec la mysoginie de l’époque. Il aurait pu y insuffler un peu de ses idéaux nan? A moins qu’il ait était ok avec la mysoginie de son époque, ne cherchant pas à creuser plus loin la question. La condition de la femme étant alors un acquis normal pour lui à l’époque…

      Aimé par 1 personne

      1. Je peux comprendre la déception, mais premièrement, juger une époque en utilisant les standards d’une autre époque, c’est selon moi s’exposer à être déçu, et qui plus est, Philip K. Dick ne m’a jamais frappé comme un auteur en avance sur son temps d’un point de vue social. Il était au contraire profondément ancré dans son temps: la Guerre Froide.

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      2. Certes. Et il était ancré dans la guerre froide, clairement. Mais je ne sais pas…Cela m’a heurté à la lecture. Ce fut désagréable pour moi. Et l’excuse de l’époque, qui est avérée et juste, n’a pas suffi à m’oter le petit goût rance que j’avais en bouche. Pourtant je pardonne plutôt aisément ce genre de « digressions dûes aux époques ».

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