BLEACH (2001-2016) de Tite Kubo

Après m’être coltiné les 72 tome de Naruto, voilà-t-il pas que je me suis enfilé les 74 tomes de Bleach! Motivé le Renard! Alors que vaut ce shonen qui fut pendant une quinzaine d’années l’un des fer de lance du magazine japonais Shonen Jump?

Et ben si le plaisir est là au départ, le résultat n’est pas bien folichon voire même carrément pénible. Triste…

Le récit commence en 2001 au Japon dans la ville fictive de Karakura. Ichigo Kurosaki, lycéen de 15 ans, arrive à voir, entendre et toucher les âmes des morts depuis qu’il est tout petit. Un soir, sa routine quotidienne vient à être bouleversée à la suite de sa rencontre avec une Shinigami (dieu de la mort au Japon ), Rukia Kuchiki, et la venue d’un monstre appelé Hollow. Ce dernier étant venu dévorer les âmes de sa famille et la Shinigami venue le protéger ayant été blessée par sa faute, Ichigo accepte de devenir lui-même un Shinigami afin de les sauver.

Cependant, le transfert de pouvoir, censé être temporaire et partiel, est complet et ne s’achève pas. Ichigo est forcé de prendre la responsabilité de la tâche incombant à Rukia Kuchiki. Il commence donc la chasse aux Hollows tout en protégeant les âmes humaines.

Le début est centré sur une chasse aux mauvais esprits relativement peu puissants, avec un simple sabre. L’histoire va peu à peu se diriger vers un vaste complot mystico-politique après l’apparition des premiers autres Shinigamis. Les batailles au sabre du commencement vont alors se métamorphoser en combats dantesques avec des armes aux pouvoirs surprenants et variés, et parfois aux proportions gigantesques.

Cette illustration suinte quand même grave la classe!

Dès le départ, le manga est excellent. Entre humour percutant savamment dosé et histoire prenante menée par des personnages attachants, Bleach démarre sur les chapeaux de roue et envoie du très très lourd. Fructifiant son univers en présentant de nouveaux personnages tous plus charismatiques les uns que les autres (ahlala les 13 capitaines de divisions Shinigamis ainsi que leurs vice-capitaines!) et en proposant énormément de possibilités avec les voyages dans la Soul Society (le monde des morts et donc des Shinigamis) l’œuvre est détonante et passionnante. De plus, à partir du moment où l’on découvre que chaque personnage peut transformer son arme de dieu de la mort (un sabre appelé Zanpakuto) en une capacité/monstre/arme visuellement et scénaristiquement ébouriffante; on a affaire à un enchainement de surprises et surtout de capacités éventuelles possibles qui mettent la bave aux lèvres.

Voilà, Bleach s’annonce passionnant et l’on enchaîne les tomes à une vitesse folle curieux de découvrir quelle sera la capacité cachée du sabre du prochain Shinigami à nous être présenté. L’histoire du début intitulée « Arc Soul Society » et qui se déroule jusqu’au tome 20 est grandiose, prenante, ainsi que magnifique graphiquement. Car l’auteur, Tite Kubo, arrive de par son trait fin et minimaliste à présenter des protagonistes qui font preuve d’un énorme charisme. Tous dans des poses plus classes les unes que les autres qui puis-est. C’est bad-ass au possible. Un sentiment de coolitude et de fun indéniable se dégage du début du manga. On se dit alors qu’on à là un maître étalon du genre.

Le manga ne manque pas de personnages classes malheureusement au service d’une histoire insipide qui exploite mal leur potentiel..

Mais malheureusement, après encore quelques tomes sympathiques au début de l’arc suivant, on peut dire grosso-modo qu’à partir du tome 30, le niveau baisse graduellement et drastiquement. La faute à une accumulation de nouveaux ennemis et de combats sans intérêts. L’auteur cherche à faire participer tous les personnages Shinigamis aux combats en plus de nos héros humains et cela devient lourd, long et pénible. Si encore l’amoncellement d’ennemis servant de chair à canon était intéressant mais ce n’est pas le cas. Juste là pour faire un affrontement de plus, presque tous n’ont aucun charisme, ni aucune chose intéressante à proposer. Navrant… On sent que l’auteur lui-même a eu du mal à créer ces nouveaux antagonistes tant ils ne ressemblent à rien et ne respirent pas la passion. Rien que leurs noms sont grotesques et puent la flemme créative… Et cela empire encore avec l’arc final du manga qui là outrepasse tout ce qui a pu être fait en accumulation d’ennemis nazes et inintéressants!

Donc, du combat, toujours du combat, à tel point qu’on se retrouve à prier pour que l’histoire avance un peu tant les arcs narratifs tirent en longueur. Et si ce n’était que ça!

Mais l’humour disparaît peu à peu jusqu’au point de ne plus être présent sur plusieurs tomes alors que c’était une force du manga qui lui apportait tant de fraîcheur. On à là encore un cas caractéristique du syndrome « Dragon Ball » que l’on pouvait déjà noter dans le manga Naruto. Une augmentation des combats et du sérieux au dépens de l’humour et d’un quelconque cohérence dans les rapports de force. De l’exagération, toujours de l’exagération…

Les filles ont dans ce manga un intérêt tout autre que celui du développement de leur personnalité…

Et à ce niveau là, Bleach plonge dedans à fond! Les rapports de force n’ont plus aucun sens dans cette œuvre où le héros évolue sans cesse déjouant toute logique. L’auteur à beau essayer de se raccrocher aux branches en lui inventant un passé censé expliquer tout ça mais c’est tellement alambiqué et complexe que le lecteur décroche face à tant d’imbroglios scénaristiques. C’est poussif et inutilement compliqué. Et si encore il n’y avait que ça! Mais non, ça continue avec des dessins de plus en plus pauvres où les planches sont quasiment vides de décors ne se concentrant que sur les personnages toujours mis en avant de manière plus classe et cool mais sans véritable intérêt pour l’histoire. C’est vide de dessins, c’est signe d’une incroyable fainéantise… On s’ennuie donc et on enchaîne les tomes en découvrant de nouveaux ennemis inintéressants pour de nouveaux combats toujours plus vides et mal dessinés… Cela en devient presque un running gag dans l’œuvre tant on est blasés au fil de la lecture…

Et pourtant il y a des personnages intéressants et ultra charismatiques que l’on retrouve avec plaisir au fil des arcs narratifs. Kenpachi Zaraki, le vieux pépé Yamamoto, Renji Abarai, le capitaine Kuchiki et mon favori de l’histoire, le scientifique totalement barré et capitaine de division Shinigami: Mayuri Kurotsuchi. Oui, certains protagonistes sont plaisants à retrouver et valent à eux seuls de lire ce manga. Et avec la pléthore de personnages présents ici, vous en trouverez forcément un qui vous plaira.

Ah ça y’en a du monde dans cette œuvre et là c’en est qu’une infime partie…

Puis bon, comme trop souvent, les filles sont érigées au rang de potiches-boulets que notre héros se coltine avec option gros seins inhumains pour quasi toutes. Les origines du héros sont si compliquées que cela n’a plus vraiment de sens et d’intérêt pour le lecteur, certains personnages sont totalement oubliés par l’auteur au fil des tomes et la fin du manga est expédiée vite fait bien fait et finit en queue de poisson…

Bref, après un départ sur les chapeaux de roue et un niveau bien au-dessus du monceau de shonens dont on nous abreuve continuellement, Bleach accuse le coup sur sa longueur et finit par devenir un manga que l’on suit juste pour connaître sa fin. Fonçant tête baissée dans tous les travers propres au genre, l’œuvre n’arrivera plus à sortir la tête de l’eau. Après un début en fanfare, le tout se casse malheureusement la gueule bien trop vite et bien trop fortement…

Ma note: 4,5/10.

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