L’homme qui pleure de rire de F. Beigbeder

Résumé Livraddict

Octave Parango a été concepteur-rédacteur dans les années 1990, model scout dans les années 2000 . Le voici qui découvre dans les années 2010 un nouveau métier…
Après 99 Francs sur la tyrannie de la publicité et Au secours pardon sur la marchandisation de la beauté féminine, ce nouveau roman satirique, hilarant et désespéré clôt la trilogie d’Octave Parango sur les aliénations contemporaines.
Tout est malheureusement vrai (et vécu) dans cette satire, hilarante et désespérée, des dérives de notre société de divertissement.


Ce roman, dont le titre est en fait le smiley qui pleure de rire, est le 3eme volet des aventure d’Octave Parango. Le premier c’était « 99 francs » où il critique le monde de la pub , le second « Au secours pardon » où il s’attaque à la mode et dans ce troisième volet, c’est l’humour qui est au centre du roman.

On retrouve ici la plume acerbe et caustique qui fait le succès (ou pas) de Fréderic Beigbeder. Octave a vieilli mais n’a pas beaucoup changé. Il dénonce pas mal de choses concernant notre société actuelle surtout le fait qu’il faille rire de tout. Et toujours en digressant sur le sexe, l’alcool et la drogue. J’avoue me lasser un peu des tribulations du bobo drogué parisien. C’était top dans 99 francs, maintenant c’est un peu du vu et revu chez Beigbeder. Ça ressemble également à un gros règlement de compte , où il utilise des pseudos que nous reconnaissons au premier coup d’oeil, on sent beaucoup de rancoeur et d’amertume dans cette partie du texte.

Beigbeder

Ça reste quand même un bon récit, où il dénonce l’aspect périssable de tout ce que nous entreprenons (sur les RS par exemple), l’importance que la radio publique accorde aux billets humoristiques ; les blagues qui deviennent des moqueries toujours avec la même cible (le Président de la République par exemple). En fait, c’est vraiment la seule  partie interessante du roman : quand il dénonce cet humour que l’on utilise pour insulter discrètement tout le monde, c’est un appel à la résistance contre l’uniformisation de l’humour. Il raconte aussi dans son roman la peur universelle du bonheur et cette force auto-destructrice qui vit en chacun de nous.

Le reste …. et bien c’est un Octave Parango pathétique qui n’a pas évolué en 3 tomes. Dommage.

« L’humour, le vrai, n’améliore pas le monde, il le rend brièvement supportable, le temps d’un hoquet. »

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