La symphonie du hasard, livre 3 – Douglas Kennedy

Dans le premier livre, Alice était encore une ado, on la découvrait elle et sa famille. Le deuxième tome est une escapade irlandaise qui se termine tragiquement. Et dans le troisième, Alice retourne aux sources, entre New-York et Boston, pour essayer de retrouver une forme de sérénité. Pourtant ce tome n’a rien de serein, au contraire, c’est un tome décisif pour Alice et sa famille. L’auteur insiste, comme à son habitude, sur la complexité des liens familiaux particulièrement les relations toxiques mère-fille. Alice, traumatisée par ce qui lui est arrivé en Irlande, tente doucement de remonter la pente, mais… nous sommes dans les années 70. A l’époque : aucun suivi psychologique, seulement du Valium pour aider à trouver le sommeil. Le chemin va être long pour elle…

Le reste de sa famille explose : les drames, les secrets, les trahisons, plus rien ne les arrête. L’auteur soulève une question importante : par amour pour sa famille, doit-on taire la mauvaise conduite d’un des nôtres, ou au contraire, la morale passe-t-elle avant ?

Notre vie doit-elle inévitablement en passer par l’ennui, la tristesse, la tragédie… pour connaître des moments de véritable éblouissement ? Au bout du compte, à quoi tout cela sert-il, et pourquoi est-ce si pénible?

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La famille est l’élément principal du roman, mais il n’y a pas que ça. Nous voyons aussi l’arrivée de Reagan au pouvoir et malheureusement au début des années 80, on découvre le SIDA et de nombreux amis d’Alice n’y survivront pas.

C’est clairement mon livre préféré (pour l’instant), c’est un tome décisif autant pour la famille d’Alice que pour les Etats-Unis. L’auteur nous amène jusque dans les années 80 avec pertes et fracas. C’est addictif, c’est bien mené, c’est rythmé. Une belle fresque de ce pays mené par l’argent.

Quand tu auras des enfants, tu comprendras très vite que tu ne peux pas t’empêcher de leur faire du mal. Parce que tout ton foutoir se mêle à leur innocence initiale pour former leur propre foutoir, et tu passes l’essentiel du restant de ta vie à regretter ce que tu leur as transmis. La famille est un foutoir, mais c’est notre foutoir.

Ma chronique du Premier Livre / Du Second Livre

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